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Trail et ostéopathie 31/03/2026
Hydratation
L’hydratation correspond au maintien d’un équilibre hydrique optimal dans l’organisme, indispensable au bon fonctionnement cellulaire. L’eau permet : • Le transport des nutriments (sang, lymphe) • La thermorégulation (transpiration) • La lubrification articulaire • La fonction musculaire et nerveuse • L’élimination des déchets Principes clés : Boire AVANT la soif, car la sensation de soif c’est déjà début de déshydratation . Fractionner les apports par des petites gorgées prises régulièrement Boire ≈ 2 L / jour (voire 3L si conditions climatiques chaudes) Il faut privilégier : • L’eau plate / minérale • L’eau légèrement salée en cas de transpiration importante • Les tisanes, l’eau citronnée sans sucre • Eau gazeuse après l’effort sportif essentiellement À limiter : • Boissons sucrées → fausse hydratation • Alcool → effet déshydratant • The et café car vasoconstricteurs • Eau glacée → stress thermique digestif Moments stratégiques : • Au réveil pour se réhydrater après la nuit • Avant / après effort • Avant repas → digestion facilitée Avant 10h, il est important de boire 3 grands verres d’eau , car n’ayant pas bu de la nuit , 10h devient le moment de la journée où on est le plus déshydraté. Signes de déshydratation : • Fatigue • Maux de tête • Baisse de performance • Urines foncées • Crampes musculaires En sport • Perte hydrique = baisse de performance musculaire • Déshydratation = ↑ risque de blessure • En rééducation : impact direct sur récupération tissulaire Hydratation correcte : - favorise la qualité des plans de glissements des fascias - Augment la capacité d’absorption de contraintes des tendons - Augmente la qualité de la connexion neuro-musculaire
Trail et ostéopathie 28/03/2026
Caféine et Trail
Souvent en consultation, on me pose la question de l’intérêt de la caféine dans le sport, et notamment dans les disciplines d’endurance comme le trail. La réponse est claire : oui, la caféine peut être un véritable levier de performance. Mais à condition de bien comprendre comment l’utiliser. D’abord, la caféine agit directement sur le système nerveux. Elle va diminuer la sensation de fatigue en bloquant certains récepteurs au niveau cérébral. Concrètement, cela signifie que l’effort paraît plus “facile” à intensité égale. En trail, où la gestion mentale est essentielle, c’est un avantage non négligeable. Ensuite, elle améliore la vigilance et la concentration. Sur des parcours techniques, en descente ou sur des terrains instables, rester lucide fait une vraie différence. Moins d’erreurs, moins de chutes, et une meilleure économie globale. Sur le plan physiologique, la caféine favorise aussi l’utilisation des graisses comme source d’énergie. Cela permet d’épargner les réserves de glycogène, ce qui est particulièrement intéressant sur les efforts longs type trail ou ultra-trail. Une méta-analyse parue dans le Journal of Sports Medicine du 29 mars 2019 montre même une amélioration nette de l'endurance aérobie, de la force musculaire, de la puissance anaérobie et de l'endurance musculaire, lors d'une consommation calibrée de la caféine. Autre point souvent sous-estimé : son effet sur la perception de la douleur. Sans être un antalgique puissant, elle permet de mieux tolérer l’inconfort musculaire. Résultat : on maintient plus facilement son intensité dans les moments difficiles. Là où la caféine devient vraiment stratégique, c’est en fin de course ou sur les formats longs. Nuit, baisse de vigilance, coup de fatigue… une prise bien placée peut relancer la machine, autant physiquement que mentalement. Mais attention, tout repose sur le dosage et le timing. En pratique, on recommande généralement entre 1 et 3 mg par kilo en prise initiale, avec un maximum autour de 6 mg/kg sur une épreuve longue. L’idéal reste de fractionner les prises plutôt que de tout consommer d’un coup. Les formats sont variés : café, gels caféinés, boissons énergétiques ou comprimés. Le choix dépend surtout de la tolérance digestive et de la praticité en course. Car oui, la caféine a aussi ses limites. Elle peut entraîner des troubles digestifs, de la nervosité, une accélération du rythme cardiaque, voire perturber le sommeil — un point clé en ultra. C’est pourquoi je recommande toujours la même chose : tester à l’entraînement. Ne jamais innover le jour J. La réponse à la caféine est très individuelle, influencée par l’habitude de consommation, la génétique et l’état de fatigue. En résumé, la caféine est un outil simple, efficace et accessible pour améliorer la performance en trail. Mais comme souvent en endurance, ce n’est pas l’outil en lui-même qui fait la différence, c’est la manière dont on l’utilise.
Ma pratique 19/03/2026
Comprendre les récidives : l’apport de la posturologie
Au cabinet, une situation revient fréquemment : certaines dysfonctions ostéopathiques réapparaissent malgré un traitement correctement réalisé. Dans ces cas, une question essentielle se pose : qu’est-ce qui entretient ces récidives ? Dès les fondements de l’ostéopathie, Andrew Taylor Still soulignait l’importance de l’équilibre global du corps et du principe d’homéostasie. Lorsque cet équilibre est perturbé, le corps peut maintenir des tensions ou mettre en place des compensations, même après une prise en charge manuelle. Notamment, si le système nerveux reçoit des informations sensorielles altérées, certaines dysfonctions peuvent persister ou réapparaître. C’est dans ce contexte que la posturologie prend tout son sens. L’ostéopathe formé à la posturologie intervient sur des capteurs sensoriels clés, situés dans des zones stratégiques du corps. En modifiant la proprioception, il est possible d’agir sur la perception du corps dans l’espace et d’accompagner le système nerveux vers un fonctionnement plus stable et durable. Lorsque l’ostéopathie et la posturologie s’appuient sur une même grille de lecture, la prise en charge gagne en cohérence : l’ostéopathe libère les restrictions tissulaires, tandis que le posturologie agit sur les informations sensorielles impliquées dans l’équilibre postural. L'alliance des deux optimise donc la prise en charge du patient.
Trail et ostéopathie 19/03/2026
Logique digestive et alimentation en trail
Lors d’un traumatisme ou d’une infection, le corps mobilise toute son énergie pour se défendre et met la digestion au repos. Paradoxalement, même en période de forte demande énergétique, l’organisme freine l’assimilation. Le trail, et plus encore l’ultra, génère un stress physiologique comparable. Le corps doit alors gérer une double contrainte : produire de l’énergie tout en limitant les fonctions digestives. Comprendre le dilemme digestif Au-delà de 1h à 1h30 d’effort, l’organisme a besoin d’un apport énergétique externe. Mais un conflit apparaît : L’effort physique dirige le sang vers les muscles (besoins en glucose, électrolytes, etc.). La digestion nécessite elle aussi un afflux sanguin important pour fonctionner correctement. À cela s’ajoute un facteur nerveux : en situation de stress (effort), le système nerveux sympathique domine et ralentit fortement la digestion (motricité, sécrétions, assimilation). Résultat : la digestion est fortement perturbée, voire stoppée. En clair, le corps impose un choix : courir ou digérer. Les stratégies pour s’alimenter en course Deux options principales permettent de contourner cette contrainte : Réduire l’intensité (voire faire une pause) pour favoriser la digestion. Consommer des nutriments facilement assimilables (glucose, fructose, acides aminés), sous forme liquide ou semi-liquide, limitant le travail digestif. Autre point clé : la température corporelle avoisine les 38°C à l’effort, tout comme la température optimale digestive. Les boissons froides perturbent cet équilibre et peuvent provoquer nausées, troubles digestifs ou malaise. Privilégiez des apports tempérés ou chauds. Alimentation du traileur : les bases La performance repose autant sur la préparation nutritionnelle que physique. Au quotidien Assurer des apports suffisants en glucides (féculents, fruits, légumes) pour optimiser les stocks de glycogène. Maintenir une bonne hydratation (~15 ml/kg/jour), en limitant boissons excitantes et diurétiques. Mastiquer soigneusement les aliments. Éviter alcool et excès de caféine. Soigner le sommeil pour limiter le stress chronique. Les 48h avant la course Manger simplement, à satiété, en mastiquant bien. Éviter aliments gras, industriels ou difficiles à digérer. Privilégier : riz blanc (basmati, thaï), pommes de terre vapeur, galettes de sarrasin, éventuellement pâtes (selon tolérance). Consommer des légumes cuits (attention aux crudités). Favoriser repos, détente et sommeil. Pendant la course Hydratation et énergie Priorité aux apports liquides (boissons isotoniques, bouillons). Hydratation : environ 2 ml/kg toutes les 15 minutes. Apport glucidique : jusqu’à 60 g/heure. Types d’aliments Textures molles (compotes, gels, bananes, pâtes de fruits) : à bien mastiquer pour faciliter l’assimilation et limiter les troubles digestifs. Aliments solides : à réserver lors de pauses, dans des conditions calmes. bien mâcher et accompagner d’une boisson chaude pour soutenir la digestion. À retenir L’organisme en effort intense limite naturellement la digestion. L’alimentation en trail est une stratégie d’adaptation, pas un simple apport. Anticipation, simplicité et écoute du corps sont les clés.
Ma pratique 19/03/2026
Une approche unique pour chaque patient
Il n’existe pas une définition unique de l’ostéopathie, mais autant de pratiques qu’il y a d’ostéopathes. Chaque approche se construit à travers un parcours personnel, nourri par les rencontres et la relation singulière établie avec chaque patient. C’est cette richesse d’expériences qui donne tout son sens à l’ostéopathie dans sa globalité. L’ostéopathie ne se limite pas à une succession de techniques. Elle repose avant tout sur la mobilisation de compétences au service d’une vision holistique du soin, guidée par des valeurs essentielles : humanisme, écoute, empathie et bienveillance. Dans cette approche, les patients participent activement à rééquilibrer leur vitalité, tandis que nous nous inscrivons comme des facilitateurs thérapeutiques. Évoluer au sein d’une équipe dynamique, comme celle du centre Forme et Santé des Bambous, favorise les échanges et la réflexion collective. Cela permet d’incarner pleinement la philosophie ostéopathique et d’enrichir continuellement sa pratique.
Ostéopathie Pédiatrique 15/03/2026
L'effet Maxi Cosi
Chez certains bébés d’environ 10–12 mois, on peut observer une posture caractéristique
Non classés 26/11/2025
Des contenus pensés pour vous informer, vous inspirer, vous guider
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